ces réflexions qui insupportent les adoptés

7 réflexions insupportables pour les adoptés (+ 2 Bonus !)

PRÉAMBULE : Cet article s’adresse au plus grand nombre. Aux adoptés, qui se reconnaîtront dans certaines situations. Et aux personnes qui peuvent faire ces quelques réflexions. Réflexions qui insupportent parfois les adoptés. Il n’y a cependant aucune volonté de juger les personnes qui prononcent ces phrases généralement pour témoigner de l’intérêt et de la bienveillance envers l’adopté, mais plutôt une volonté de sensibiliser le grand public. Tout simplement pour que, tous ensemble, nous puissions faire évoluer les choses dans le respect des uns et des autres. Bonne lecture !

Lorsque l’on a été adopté, notre histoire suscite souvent la curiosité des gens. Mais également la compassion. Parfois l’intérêt. Cependant, il arrive qu’à force de vouloir être trop curieuses, trop compatissantes ou trop intéressées, certaines personnes posent des questions qui peuvent paraître déplacées, prononcent des remarques blessantes, ou expriment des préjugés pouvant choquer. Déplacé, blessant et choquant pour l’adopté seulement, parce que cela le ramène directement à son passé, à ses blessures, à ses origines, à ses complexes, à ses difficultés à se construire… Pourtant, pour la personne témoignant son intérêt pour l’adopté, ces remarques sont exprimées généralement sans arrière pensée, sans volonté de mal faire ou de blesser.

Petite précision cependant, le but ici n’est pas de juger les personnes qui ont (ou pourraient) prononcer ces quelques phrases, ni de les dénigrer. Pour elles, ce sont des questions logiques qui reflètent l’idée qu’elles ont de l’adoption, et il n’y a généralement aucune intention de mal faire. Mais juste être d’accord sur le fait que ces phrases peuvent déranger, agacer, voire insupporter sur le long terme. Et surtout d’apprendre à en parler, et même à en rire.

Parmi ces exemples, vous retrouverez certains témoignages de membres du groupe privé “Bien Vivre l’Adoption” qui se sont prêtés au jeu.

1 – “Tu vis bien le fait d’avoir été adopté ?”

Pour ma part, c’est une phrase que j’ai entendue très souvent.

J’ai bien conscience que cela ne part pas d’un mauvais sentiment. Qu’il y a une vraie bienveillance derrière cette question. Mais, pourquoi devrait-on mal vivre le fait d’avoir été adopté ? D’ailleurs, mon avis est plutôt tranché sur ce sujet. Et je n’incite personne à être d’accord, mais au moins à y réfléchir le temps d’une seconde. Et je ne nie pas non plus le fait qu’il y a également des adoptés qui vivent mal le fait d’avoir été adoptés. C’est une réalité dont j’ai conscience.

Cependant, cette question me gène toujours parce qu’elle reflète la vision qu’ont les gens par rapport à l’adoption. En effet, lorsque l’on est adopté, on se crée notre propre avis sur l’adoption par rapport à notre propre histoire, nos propres expériences. Mais les personnes extérieures à ce sujet ont construit leur vision en fonction des informations auxquelles elles ont accès.

Et quelles sont ces informations ? La plus grande majorité du temps, ce sont des reportages, des documentaires, des articles brossant un portrait terriblement négatif de l’adoption. Dans la plupart de ces sujets, le focus est mis sur des personnes dont les adoptions se sont mal déroulées, sur des parents ayant rencontré des difficultés pour adopter, sur des parents ayant des difficultés à élever leurs enfants adoptés…

Et au terme de ces reportages, quelles sont les solutions apportées par ces mêmes médias après avoir brossé ces sombres portraits de l’adoption ? Quelques analyses de thérapeutes ? Quelques références littéraires ? Ou quelques études triées sur le volet pour nourrir le message alarmant du reportage ?

Partant de ce constat, comment ne pas finir par penser qu’il évident qu’un adopté vit difficilement le fait d’avoir été adopté ?

2 – “Tu es plutôt … pour un …”

“Tu es plutôt grand pour un Coréen / pour un Asiatique”

Combien de fois ai-je déjà entendu cela ? Pourtant, du haut de mes 1m78, je ne me sens pas si grand que cela. De plus, qu’est-ce que cela veut dire ? Que tous les Coréens, et plus largement les Asiatiques, sont petits ?

Je dis souvent que mon adoption est un tel succès que je me sens à 100% français, voire “blanc” (ou caucasien) jusqu’à ce que les “autres” me rappellent mes origines. Et c’est cela le plus terrible… En effet, un simple “Tu es plutôt grand” m’aurait parfaitement flatté. Mais la plupart du temps, le “…pour un coréen / pour un asiatique” vient tout gâcher.

Ce n’est pas que je renie mes origines. Bien au contraire, j’en suis véritablement fier. Cependant, il est parfois juste agréable d’être jugé pour ce que l’on est, tout simplement. Et non par rapport à d’autres…

Par ailleurs, cette remarque “Tu es plutôt grand pour un Coréen / pour un Asiatique” est à elle-seule un préjugé terrible sur une population entière qui, bien au contraire, est si riche et si diversifiée.

3 – “En général, les adoptés ont honte d’avoir été adoptés”

Pour Laurent, cette remarque est certainement celle qui l’agace le plus. “Je n’ai pas honte d’avoir été adopté, bien au contraire”, explique-t-il. “Et je ne vois surtout pas pourquoi on devrait avoir honte d’une chose qu’on a subie (l’abandon suivie de l’adoption) et dont on n’est pas responsable.”

Du haut de ses 64 ans, alors qu’il a été adopté à l’âge de 4 ans, Laurent regarde aujourd’hui cette belle histoire longue de 60 ans avec beaucoup de bienveillance et de respect. “J’ai eu le temps d’entendre pas mal de réflexions. J’ai dû expliquer des dizaines de fois que mes vrais parents sont ceux qui m’ont adopté, élevé et aimé.”

Et d’ajouter : “L’adoption est un acte d’amour magnifique qui ne peut qu’inspirer du bonheur et de la fierté. Certainement pas de la honte.”

4 – “Tu dois être reconnaissante d’avoir été adoptée”

Pour Kil, adoptée en Belgique, née en Corée du Sud, cette remarque a été très difficile à supporter pendant de longues années. “Aujourd’hui encore, mon vrai “moi” se bat pour convaincre mon mental qu’il n’y a pas de reconnaissance à devoir parce qu’on a été adopté, et que c’est un acte d’amour de la part de mes parents qui voulaient un enfant”, confie-t-elle. “La reconnaissance pour l’amour ou l’éducation, les principes et les valeurs familiales qu’on m’a transmis, oui je suis d’accord. Mais pas pour l’adoption.”

De même lorsqu’elle entend qu’elle a eu de la chance d’avoir été adoptée : “Ce n’est pas une chance de ne pas avoir grandi avec ses parents, quelle que soit la cause de leur absence. Tous les enfants devraient pouvoir connaître leurs parents.”

Si ces phrases l’agaçaient au plus haut point lorsqu’elle avait entre 15 et 25 ans, Kil a su, à force, passer au-dessus de cela. “J’étais fâchée quand on me traitait de chinoise et que je répondais fièrement “Non je suis d’origine coréenne !”. On ne me demandait jamais mon avis sur l’adoption alors que c’est de cela dont j’aurais voulu parler, en tant qu’adoptée. Exprimer mon ressenti.”

5 – “Et tu as déjà rencontré tes vrais parents ?”

Pourquoi est-ce que cela intéresse tant les gens ? Parce qu’ils aiment les belles histoires tout autant que les histoires tristes ? Vraiment, je pose la question. Et je suis prêt à en discuter autour d’un verre avec vous tous.

Peut-on avoir été adopté et ne pas ressentir le besoin de rechercher ses parents biologiques ? Ma réponse est oui puisque j’en suis la preuve vivante. Et lorsque j’étais ado et que je répondais “Oui, mes vrais parents, je les rencontre tous les matins et tous les soirs”, je sentais même de l’incompréhension chez mes interlocuteurs, voire du jugement.

Pourquoi ? Parce que dans la vision qu’ils ont de l’adoption, un adopté doit, un moment ou un autre, traverser une crise existentielle telle, qu’il aura envie de rechercher ses parents biologiques. Parce que c’est ainsi qu’ils se projettent, pour beaucoup d’entre eux, s’ils avaient été à notre place.

Cependant, je ne nie pas le fait que l’idée m’a traversé l’esprit pendant un temps. Je ne nie pas le fait de m’être souvent posé la question de savoir ce qu’ils deviennent, où ils vivent, s’ils sont vivants… Mais – et c’est mon point de vue – j’ai su construire une vie suffisamment équilibrée pour ne pas ressentir le besoin de partir à la recherche de mes origines.

6 – “Vous êtes vraiment frères et soeurs ?”

Marie, maman d’une jeune fille adoptée de 10 ans aujourd’hui, nous livre la phrase qui agace le plus son enfant :

“Vous êtes vraiment frères et soeurs ?”

“Plus petite, ma fille ne comprenait pas cette phrase”, confie Marie. “Ca lui paraissait être une question idiote. A 6 ou 7 ans, la notion de “lien du sang” était abstraite. Aujourd’hui à 10 ans, elle le prend comme une remise en question de son lien très fort avec son petit frère.”

Heureusement, Marie a su prendre cette remarque avec humour : “Si j’avais dû mettre un euro dans une tirelire à chaque fois que l’on me demande s’ils sont frères et soeurs biologiquement, s’ils ont les mêmes parents, s’ils font partie de la même fratrie, je serais riche ! Car c’est une question qui semble passionner chaque personne que je croise. Je leur réponds inlassablement “Si je suis leur mère, ils sont donc frères et soeurs.”

Et, comme l’ajoute Marie, c’est bien l’arrivée du deuxième enfant qui a rendu l’adoption encore plus “visible”. “Avec ma fille aînée, j’avais très peu de questions. Mais avec deux enfants, c’est festival ! Comme si tout ceux qui s’étaient retenus avant se lâchaient. Pour les gens que j’apprécie, je leur explique la force du lien de filiation “juridique” et je leur dis aussi combien cette question est violente pour mes enfants.”

7 – “Tu sais cuisiner coréen / indien / colombien / autres… ?”

C’est une phrase que les adoptés internationaux entendent tout au long de leur vie. Au même titre que “Tu sais parler coréen / indien / colombien / autres… ?”. Ou ces réactions lorsqu’une personne passe “Gangnam Style” de Psy en soirée et te dit avec un grand sourire fier : “Tiens, c’est pour toi !”

Puisque j’ai été adopté, pourquoi est-ce que je cuisinerais, parlerais ou écouterais de la musique de mon pays d’origine ? Est-ce quelque chose d’obligatoire ?

Bon, ceci dit, je m’insurge… mais en effet j’ai appris à cuisiner quelques bons petits plats coréens. En effet j’ai appris quelques expressions usuelles en coréen. Et en effet j’ai eu une longue période de ma vie où je n’ai écouté que de la K-Pop (Korean pop music)…

Pour autant, ces phrases agacent parce qu’elles n’ont pas été réfléchies dans la plupart des situations, comme le confirme Yamini, adoptée d’origine indienne : “Les gens associent mes racines avec une obligation.”

Idem pour Kil : “Pourquoi je saurais cuisiner coréen, avec une mère qui ne fait que des plats classiques typiquement belges ?”

BONUS 1 : “Tu as été adoptée ? Ah, désolé je ne savais pas”

C’est une phrase que TOUS les adoptés ont déjà entendue au moins une fois. Et pour bon nombre d’entre nous, des dizaines, voir des centaines de fois. Et nous savons tous que cette phrase n’est pas prononcée pour blesser, pour dénigrer, pour gêner… Mais, parfois, avouons-le, elle est agaçante.

Et qui mieux que Jazz Lanka pouvait en parler : “C’est comme si tu avais sorti une maladie ou un handicap. Tu leur dis “Oui, donc en fait je suis Britannique parce qu’en fait je suis adoptée“. Et là tu vois leurs têtes, ils sont comme ça… “Ah t’es adoptée ? Excuse-moi, pardon“. Mais pourquoi pardon ? Tout va bien ! C’est fou que, dans notre génération on en soit encore là. Faut pas être désolé !”

En effet, il ne faut surtout pas être désolé. Et, nous sommes convaincus qu’il n’y a aucune volonté de mal faire lorsque les personnes s’excusent. Mais il est important qu’elles comprennent que l’adoption n’est pas quelque chose de mal. Et c’est pour cela que cet article existe. Bien au contraire, l’adoption naît toujours d’un acte d’amour.

Au passage, je vous mets l’une de ses vidéos juste ici et, je vous invite… non, je vous INCITE à vous abonner à sa chaîne !

BONUS 2 : “Pourquoi tu as été adoptée ?”

Pour ma part, c’est une question que l’on m’a souvent posée et qui ne m’a jamais vraiment choqué. En effet, je trouvais souvent cette question un peu osée, mais je m’efforçais toujours d’y répondre.

Cependant, j’aime beaucoup la réponse de Léna, de la chaîne Nanaa_lk qui m’a fait prendre conscience de la portée d’une telle question : “C’est le genre de questions qui ne se posent pas. C’est hyper intrusif. Et souvent, ça vient de personnes qui ne nous connaissent pas de près.”

Et en y réfléchissant un peu, je ne peux que valider ses mots. Car, de mémoire, ce ne sont pas les personnes qui me sont les plus proches qui m’ont posé ces questions. D’ailleurs, comme Léna le souligne si bien, “Les personnes qui nous connaissent de près (…) vont attendre qu’on en parle. Elles ne vont pas rentrer dedans. C’est un minimum de respect.

Juste en-dessous, je vous mets une vidéo “pépite” de sa chaîne Youtube, dans laquelle elle nous propose un florilège de réflexions qu’elle a entendues, en tant qu’adoptée. Et, là aussi, abonnez-vous à sa chaîne !

En conclusion

Voilà pour ce TOP 7 des réflexions et remarques ainsi que les deux bonus en vidéo. J’espère que cet article vous aura plu.

Ici, je ne vous oblige pas à adhérer à tout. Vous pouvez vous reconnaître dans certaines remarques. Trouver certaines d’entre elles déplacées. Et d’autres non. Chacun est libre d’avoir ses propres opinions.

L’objectif de cet article était bel et bien de parler de ces situations avec un peu de légèreté. Et surtout de constater que ce sujet concerne tous les adoptés. Cela ne veut pas dire qu’il faut mesurer ses mots à chaque fois que l’on parle avec un adopté. Mais juste essayer de se mettre davantage à sa place. Car cela vous permettra de mieux comprendre la portée de certaines réflexions qui, aux yeux du grand public peuvent sembler anodines, mais dans le coeur des adoptés peuvent être blessantes, agaçantes, voire insupportables.

Si vous aussi, en tant qu’adoptés, il y a des réflexions qui vous agacent, je vous invite à les partager dans les commentaires afin d’en discuter, voire d’en débattre.

Et si vous, en tant que visiteurs non-adoptés, vous avez un avis sur cet article ou sur l’une des réflexions proposées, je vous invite à le partager également dans les commentaires. L’important est d’en discuter avec bienveillance et respect, afin que l’on avance tous ensemble.

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On Key

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8 réflexions sur “7 réflexions insupportables pour les adoptés (+ 2 Bonus !)”

  1. Bon, avec mon 1m66 je n’ai jamais eu droit à la 2 🙂 mais pour le reste je valide.
    Dans le même genre que la 7 il y a “et tu parles pas coréen ?”, le pire que j’ai eu étant “et tes parents parlent pas coréen ?”. Euh… C’est quoi que tu comprends pas dans “adopté” ?
    Et le bonus 1, le ah désolé qui n’est pas forcément verbalisé mais se manifeste par un sourire, un regard ou un silence gêné.

    1. Ah oui en effet, le “et tes parents parlent pas coréen”, je ne l’ai jamais eu ^^
      Je crois qu’il faudrait bien plus qu’un simple article pour recenser toutes les perles que les adoptés peuvent entendre au quotidien.
      C’est pour cela que cet article est important, et c’est pour cela qu’il est important de parler d’adoption au grand public et ne plus en faire un sujet tabou, difficile, etc.

  2. Super article! Ainsi tu aides les gens à se rendre compte des aberrations dites parfois. J’ai bien aimé la 7, tu doit rester bouche bée quand tu l’entends non?

    1. Hahaha J’avoue que ces questions me laissent toujours sans voix au premier abord. Mais j’ai appris à passer au dessus de ça et simplement me dire que ce sont des questions posées sans réelle réflexion. Ca arrive à tout le monde ^^

  3. Ton article est (une nouvelle fois) bouleversant ! Franchement j’ai essayé de me mettre à a place d’une personne adoptée qui entend ça… et j’ai arrêté à la 3ème réflexion, j’étais trop mal ! Cet article est “génial” (je mets des guillemets car il faut le prendre dans le sens “unique”) tant pour les principaux concernés que pour le “grand public” je pense. Merci une nouvelle fois Jung !

    1. Merci à toi mon cher ami.
      Tes retours me touchent toujours.
      Oui, je peux comprendre que ces réflexions puissent blesser. Ce fut mon cas il y a un certain nombre d’années. Aujourd’hui, j’en souris. Et surtout, j’ai appris à comprendre pourquoi les gens font ces réflexions. Nous n’avons pas tous la même vision des choses. Et lorsque l’on a conscience de cela, on évolue positivement.

      1. Je ne veux pas me prononcer sur un sujet que je ne maitrise pas parfaitement mais il est fort possible également que cela soit lié au décalage qui existe entre le manque de réflexion de celui qui parle, et l’interprétation naturelle mais erronée qui peu être faite. Tu dis qu’avec le temps tu arrives à t’en détacher, bravo à toi même si j’imagine comme l’enfant (ou l’ado) que tu étais a du en souffrir. Tu peux être fier de toi d’avoir su transformer ces douleurs en forces ! Chapeau

        1. Je ne dirais pas que j’en ai souffert lorsque j’étais enfant ou ado. Il y a eu des moments plus difficiles que d’autres bien évidemment, mais j’ai toujours fait en sorte de ne pas prendre ces remarques personnellement. Et ça fait une vraie différence.

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