idées reçues sur l'adoption

Mon Top 5 des idées reçues sur l’adoption

Dans la vie, quel que soit le sujet, nous avons tous des idées reçues. Et l’adoption n’y fait pas exception. Par ce simple constat, je n’émets aucun jugement. Car moi aussi, j’ai des idées reçues sur à peu près tout. Et même si j’ai conscience de cela, c’est quelque chose de naturel, de normal, issu de nos propres expériences, de nos propres croyances, de notre culture, de notre éducation, de notre vision du monde… Toujours est-il que, dans cet article, j’aimerais revenir sur quelques idées reçues qui ont la peau dure concernant l’adoption.

J’insiste vraiment sur le fait que je ne blâme personne. Si vous vous reconnaissez dans certaines (ou dans chacune) de ces idées reçues sur l’adoption, cela ne fait pas de vous une mauvaise personne. Encore une fois, il n’y a aucun jugement. Juste une volonté d’aider à ouvrir des perspectives auxquelles nous ne pensons pas toujours lorsque nous laissons ces idées reçues intégrer notre vision du monde.

Cet article a simplement pour objectif de vous aider à comprendre que chacune de ces idées reçues repose sur des contextes et des paramètres bien plus complexes que cela en a l’air. Par ailleurs, cet article s’inspire grandement du livre “Adoption : Filiation du coeur – idées reçues sur l’adoption“, de Fanny Cohen Herlem.

J’espère en tout cas que cet article vous plaira. Maintenant que ces différents points sont réglés, allons-y, commençons maintenant par la première idée reçue et que j’entends souvent, c’est à dire…

idées reçues sur l'adoption traumatisme

1 – “On adopte un enfant quand on ne peut pas en avoir”

Avec mon épouse, il est vrai que ce qui nous a vraiment convaincu de nous lancer dans cette belle aventure, ce sont nos difficultés à voir aboutir notre projet “bébé”. En effet, après de nombreuses années d’essais infructueux, nous avons fait le choix de ne pas choisir le parcours médical (PMA) mais de choisir la solution du coeur, celle de l’adoption. Une véritable adoption d’Amour.

Pour autant, bien avant de rencontrer ces difficultés, nous parlions déjà d’adoption. De par mon histoire, mais également par notre volonté de fonder un foyer composé de nos enfants biologiques, et d’un ou plusieurs enfants que nous aurions adoptés. D’ailleurs, pas plus tard qu’il y a quelques jours, mon épouse me disait encore qu’elle avait toujours eu cette envie au plus profond d’elle. Donc, non, on n’adopte pas seulement lorsque l’on ne peut pas avoir d’enfant. C’est une certitude.

J’ai d’ailleurs rédigé un article sur ces parents qui adoptent alors qu’ils ont déjà un, ou plusieurs enfants biologiques (cliquez ici pour le lire). Car, en effet, vouloir adopter lorsque l’on a déjà un enfant naturel, cela peut soulever quelques questions, quelques doutes.

2 – “C’est mieux d’adopter un enfant jeune”

Voici l’une des idées reçues les plus complexes sur l’adoption. En effet, l’on pourrait penser qu’un bébé adopté arriverait avec une histoire plus “vierge” qu’un enfant d’un certain âge portant avec lui un certain bagage plus ou moins lourd. Or, le fait qu’un nourrisson ne puisse exprimer ou verbaliser sa propre histoire ne signifie pas qu’il n’en a pas déjà une.

Un bébé de 6 mois (ou moins) arrive dans un foyer avec tout autant de traumatismes dans sa vie que pourrait en avoir un enfant de 4 ans. En effet, il ne suffit pas d’avoir des années de vie pour avoir déjà connu des événements marquants. Et la blessure de l’abandon notamment se retrouve tout autant, parfois plus, chez un bébé que chez un grand enfant sur le plan affectif. Or, bébé ou pas, aucun parent ne pourra priver son enfant de sa propre histoire, la lui faire oublier, ou lui en imposer une nouvelle.

Vouloir à tout prix adopter un nourrisson laisse parfois miroiter le fantasme de la page blanche. Cette idée consistant à penser que tout est à écrire, que l’on pourra élever l’enfant selon ses propres envies, sa propre image, et c’est un désir, parfois narcissique, tout à fait légitime. Il n’y a aucun jugement par rapport à cela. Mais il faut comprendre les blessures sont inscrites au plus profond de l’enfant, qu’il soit nourrisson ou plus âgé.

Et, là où un enfant d’un certain âge peut déjà s’exprimer sur son adoption dès le début et choisir d’adopter ses parents, le nourrisson, lui, ne le peut pas. Et cela peut parfois avoir des répercussions sur le développement de l’enfant qui, à l’adolescence exprimera cette prise de conscience parfois de manière plus forte qu’un adopté arrivé dans son nouveau foyer à l’âge de 4 ou 5 ans.

3 – “Quand on a été adopté, il faut être reconnaissant”

L’enfant a peut-être été sauvé de la rue, d’un pays en guerre, de la maltraitance. Mais cela lui impose-t-il d’être reconnaissant à vie envers ses parents adoptifs ? Car pour autant, l’enfant n’a jamais décidé d’être séparé de ses parents, de sa famille. Cette décision repose sur un contexte précis, sur des décisions sur lesquelles il n’avait aucun regard.

Par ailleurs, adopte-t-on pour avoir en retour de la reconnaissance ? L’adoption, tout comme le fait d’avoir un enfant de manière naturelle, n’est-elle pas tout simplement un don d’amour inconditionnel ? Alors pourquoi attendrait-on de la reconnaissance ? Pour satisfaire son “complexe du sauveur” ? Pourtant, si quelqu’un doit être reconnaissant, c’est certainement au parent. Reconnaissant d’avoir obtenu l’agrément pour adopter et de pouvoir vivre la parentalité (pour ceux dont c’était le désir). Reconnaissant envers l’enfant d’exister, tout simplement. Et reconnaissant envers la vie d’avoir permis à ces deux chemins de se rencontrer.

En revanche, l’enfant peut décider d’être reconnaissant pour cela. Mais ce choix revient à lui seul. Aucun enfant adopté ne devrait jamais avoir à ressentir de pression particulière provenant de ses parents ou de l’extérieur par rapport à cela.

4 – “Il recherchera forcément sa famille biologique”

Cette idée reçue est particulièrement présente lorsque l’on parle d’adoption. Car, si la plupart des parents adoptifs sont conscients de cette éventualité et l’acceptent tout à fait, certains vivent cela comme une “menace” sur l’équilibre familial qu’ils ont mis des années à créer autour de cette adoption. Comme une épée de Damoclès au-dessus de leurs têtes, laissant planer cette angoisse somme toute compréhensible de perdre leur enfant un jour.

Cependant, si connaître ses origines est quelque chose qu’une immense majorité d’adoptés souhaite, tous ne veulent pas forcément retrouver leurs familles biologiques. Car, savoir d’où l’on vient est indispensable pour se construire, mais rechercher ses parents, ses frères ou ses soeurs relève d’une toute autre problématique.

Pour avoir eu l’occasion d’en discuter avec de nombreux adoptés, je me suis rendu compte que tous n’éprouvent pas ce besoin. Nombreux sont celles et ceux qui ont manifesté un réel intérêt pour leur pays d’origine, sa culture, sa gastronomie, son histoire, etc. Mais pas forcément pour retrouver leurs parents biologiques.

C’était d’ailleurs mon cas. Après mon premier voyage en Corée du Sud, je me suis mis à écouter de la musique coréenne (la fameuse K-pop), cuisiner coréen, regarder des Dramas et du cinéma coréen… J’ai également eu cette envie d’avoir des informations sur ma famille biologique. Savoir s’ils sont en vie, s’ils sont en bonne santé, ce qu’ils deviennent. Mais je n’ai pas éprouvé ce besoin viscéral de les rencontrer. Car, selon moi, et cela n’engage que moi, ce n’est pas forcément le lien du sang et des gênes qui font la force du lien familial.

Donc, rechercher ses parents biologiques n’est pas quelque chose d’inéluctable. C’est juste un choix qui appartient à l’enfant. Dire la vérité à l’enfant, c’est lui offrir ce choix. Le rôle le plus important pour les parents est de savoir simplement rester à l’écoute de l’enfant, sans anticiper sur son désir. Mais simplement accueillir avec bienveillance ses choix.

5 – “Être adopté, c’est terrible !”

C’est une situation qui m’est arrivée tellement de fois… Ces moments où l’on me demande : “Et tes parents sont coréens ?” et que je réponds : “Non, ils sont français, j’ai été adopté”. Survient dans la plupart des cas un “Ah pardon, désolé je ne savais pas.”

Il n’y a aucun jugement de ma part sur la volonté de bien faire lorsque l’on me répond ça. J’imagine qu’il y a de la compassion sincère, une gêne évidente. Mais, pourquoi s’excuser ? Est-ce forcément si terrible d’avoir été adopté ?

Aux yeux d’un grand nombre de personnes, l’adoption est forcément liée à une histoire triste, parfois traumatisante. Elle soulève également cette blessure profonde que peut créer le fait d’avoir été abandonné. Cependant, par cette réaction, les gens projettent leur propres émotions dans l’histoire vécue par l’adopté. Les émotions que leur inspirent le fait d’avoir été abandonné. Des émotions souvent fantasmées si ces personnes n’ont pas connu l’abandon dans leur vie.

Or, l’adoption n’est pas quelque chose de systématiquement difficile à vivre. Beaucoup d’adoptés vivent très bien le fait de n’avoir aucune information sur leur passé, ou de savoir qu’ils ont vécu le pire avant d’être adoptés. Car chacun observe sa propre histoire avec ses propres filtres émotionnels. Chacun accepte plus ou moins facilement ses traumatismes passés. Et chacun vit plus ou moins bien son adoption.

En effet, certains en souffrent. Mais pas tous. Et fort heureusement ! Sinon l’adoption devrait être considérée comme un crime si cela devait être aussi terrible pour tout le monde. Par exemple, un adolescent n’a pas besoin d’avoir été adopté pour traverser une crise existentielle. Le mal-être ou la peur de ne pas être aimé ne sont pas des domaines réservés aux adoptés. Et le bonheur et la joie ne sont pas exclusifs aux enfants non-adoptés

Pour conclure sur les idées reçues sur l’adoption

Vous l’aurez compris, là je ne vous ai parlé que de 5 idées reçues sur l’adoption. Des mythes qui ont la peau dure. Encore une fois, il n’y a aucun jugement sur personne. Tout le monde a des a priori sur à peu près tout. Moi le premier. C’est donc OK d’avoir des idées reçues. Mais j’espère que cet article vous aidera à y voir plus clair. A changer un peu votre vision sur cette thématique si inspirante qu’est l’adoption.

Si vous aussi, vous avez quelques idées reçues sur l’adoption en tête, je vous invite à les partager. Vous pouvez les écrire dans les commentaires en bas de cet article. Ainsi, nous pourrons en discuter.

Au plaisir de vous lire et d’échanger avec vous. Et, comme toujours, je vous invite à partager cet article s’il vous a plu. N’hésitez pas non plus à liker la page Facebook du blog et rejoindre le groupe privé très actif.

Faites connaître cet article:

Partager sur facebook
Facebook
Partager sur twitter
Twitter
Partager sur pinterest
Pinterest
Partager sur linkedin
LinkedIn

VOTRE GUIDE GRATUIT

DÉCOUVREZ LES 5 ÉTAPES QUI VOUS AIDERONT À COMPRENDRE VOTRE HISTOIRE, À FAIRE LA PAIX AVEC VOTRE PASSÉ, ET À VOUS CONSTRUIRE UNE VIE ÉPANOUISSANTE

 

On Key

Sur la même thématique :

6 réflexions sur “Mon Top 5 des idées reçues sur l’adoption”

  1. Bonjour Jung,
    n’ayant jamais eu d’idées préconçues ni sur l’adoption ni sur l’adopté(e), j’étais quand même encline à penser que adopter un bébé serait “plus facile” qu’un enfant pré-ado ou ado. Justement, à cause du “fantasme de la page blanche”. Mais heureusement qu’il en est tout autre dans la réalité, car cela laisse une chance aux “plus vieux” de trouver une famille. Merci pour cet article très instructif.

  2. Très intéressant… N’ayant aucun lien avec l’adoption, je remarque que c’est effectivement le genre d’idées reçus qu’on a souvent sur l’adoption, quand on n’y connait pas grand chose.
    Je connais plusieurs personnes adoptées. Certaines cherchent à retrouver leur famille biologique, d’autres n’en ont aucune envie … Très subjectif tout ça…
    Je me sens un peu moins bête maintenant! Merci Jung.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retour haut de page
Presque fini ! 50%

Reprenez votre vie en main dès maintenant !

Accédez gratuitement À VOTRE GUIDE GRATUIT / SPÉCIAL ADOPTION

... Et découvrez les 5 étapeset qui vous aideront à comprendre votre histoire, à faire la paix avec votre passé, et à vous construire une vie épanouissante...
en vous reconnectant, dès aujourd'hui, à vos valeurs les plus profondes !

Ebook en quête de sens adoption

LES 5 ÉTAPES QUI VOUS AIDERONT À FAIRE LA PAIX AVEC VOTRE PASSÉ, ET À VOUS CONSTRUIRE UNE VIE ÉPANOUISSANTE

- reprenez les commandes de votre vie -

%d blogueurs aiment cette page :