Commencez à écrire votre propre histoire

L’art d’écrire sa propre histoire

Dans cet article, je vais vous inviter à écrire l’histoire.

Ecrire votre propre histoire par rapport à votre passé. Ce passé qui vous sabote. Ce passé qui vous hante. Oui, ce passé qui vous empêche d’avancer, de pleinement vous épanouir.

Le passé fait partie de nos vies. C’est lui qui nous a construit. Qui a fait la personne que nous sommes aujourd’hui. Qui nous a fait confiant, timide, stressé, zen, courageux, peureux, déterminé, fataliste…

Mais il arrive parfois que ce passé ait une telle puissance au niveau émotionnel qu’il passe au premier plan dans notre vie. Qu’il dicte ce que nous devons devenir.

“J’ai été abandonné, alors je serai toujours abandonné.”

“Je n’ai pas été aimé parce que je ne mérite pas d’être aimé, et donc je ne serai jamais aimé.”

“Je n’ai pas confiance en moi, alors je raterai tout ce que j’entreprendrai dans ma vie, parce que je manque de confiance en moi.”

Bref, autant de croyances limitantes, de ressentis, qui nous empêchent de nous construire et qui nous bloquent au niveau émotionnel. En gros, comme si notre passé déterminait notre avenir, un peu comme un miroir. Comme si notre avenir finalement n’était que le reflet de notre passé.

(Cet article reprend ma chronique “Le Conseil du mois” que j’ai présentée lors de la Libre antenne de la R-VDA – la web radio de la Voix des Adoptés, le 15 octobre 2020.
Par ailleurs, j’ai eu envie de mettre des titres de films pour mes intertitres… Comme une envie de changer un peu de style.)

Mettre des mots sur les maux, c’est le début de la résilience

Les paramètres extérieurs

Autant en emporte le vent… (1939)

Avant de rentrer dans le vif du sujet, je voudrais vous faire réfléchir à quelque chose :

Imaginez les tout premiers êtres humains qui ont pris la mer, avec leurs petites constructions en bois. Je les imagine, plein d’ambition et de rêves. Se lançant sur des sortes de radeaux, de morceaux de bois attachés les uns aux autres. Ou des troncs d’arbres creusés grossièrement, un peu à la manière des pirogues que l’on connaît aujourd’hui.

On pourrait se poser la question, et je vous la pose à vous : Est-ce que le vent a été une contrainte pour eux ou une opportunité ? En imaginant qu’il n’ont que ces radeaux de fortune pour embarcation. Et en admettant que les premiers hommes à avoir pris la mer n’ont pas encore découvert la voile.

On pourrait imaginer que les premiers essais ont entraîné de nombreux échecs. Peut-être avec leur lot de victimes. Que le vent les a déportés de leur trajectoire initiale. Que les vagues causées par le vent les a fait chavirer.
Bref, on pourrait imaginer une multitude de choses.

Le garçon qui dompta le vent… (2019).

Finalement, il n’y a pas de bonne réponse, ni de mauvaise réponse à cette question. En réalité, tout dépend de l’histoire que l’on se raconte par rapport au vent. Parce que, quoi que l’on décide de penser, le vent est là. C’est ainsi.

Le vent, comme beaucoup de choses dans la vie, est un paramètre extérieur. C’est un paramètre qui ne dépend pas de nous. Mais c’est surtout un paramètre qui va mettre en évidence notre capacité à composer avec lui.

On peut très bien se raconter l’histoire que le vent est une contrainte. Et se dire qu’on n’a pas pu atteindre l’autre rive parce que le vent est trop fort, et abandonner. Puis, du coup, rester sur cette rive où la vie est dure, où la vie n’est pas celle que l’on souhaite, où la vie semble bien moins sympa qu’en face. Et se dire que c’est la faute du vent.

Mais, on peut aussi se raconter une toute autre histoire. Décider de penser à une manière d’utiliser ce qui peut sembler être une contrainte. L’utiliser pour en faire une force. Et décider enfin de créer cette voile qui, grâce au vent, nous fera avancer, même plus vite que s’il n’y avait pas de vent. Plus vite que si on devait avancer avec de simples rames ou simplement à la force des bras.

Donc vis-à-vis des paramètres extérieurs sur lesquels on n’a pas de pouvoir, ce qui fera votre force, c’est votre capacité de résilience. La résilience, cette notion que j’affectionne tant…

Votre capacité à rebondir après un événement difficile, une contrainte, une difficulté, un échec, un traumatisme, et à en ressortir grandi. Après un accident par exemple, après une rupture, après le décès d’un proche, après une catastrophe naturelle, après une agression… Ou après un abandon.

La résilience pour écrire votre histoire
Nous avons tous en nous la capacité de résilience. Mais il appartient à chacun de vouloir la mettre en lumière et la développer.

Être résilient, c’est prendre conscience

Des clics de conscience… (2017)

Il y a une chose dont il faut prendre conscience. C’est qu’à partir du moment où vous n’avez aucun pouvoir sur votre passé – votre passé est passé, c’est ainsi, cela signifie que votre passé rentre dans la case des « paramètres extérieurs ». Votre passé agit sur votre vie comme le vent agit sur l’embarcation de ces premiers hommes qui ont pris la mer.

Alors quelle histoire voulez-vous écrire par rapport à votre passé ? Vous avez le choix, il faut juste en prendre conscience.

Cela ne veut pas dire que c’est simple. Ni que c’est confortable. Ni que ça se fait du jour au lendemain. Cela peut demander beaucoup de temps de réussir à prendre conscience. Mais le déclic, lui, peut se faire en l’espace d’une seconde. En un claquement de doigts. Un peu comme une révélation – on a tous déjà connu ça.

Jumeaux (1988)

D’ailleurs, cela me fait penser à cette histoire sur des jumeaux. Je ne me souviens plus si elle est vraie, mais elle m’inspire vraiment. Je ne pourrai pas vous la raconter avec exactitude, mais en gros voilà ce qu’elle dit :

L’un des deux frères qui est en prison. Et un jour, quelqu’un lui pose une question : « Comment as-tu fait pour en arriver là ? ». Et l’homme répond : « Je suis là parce que j’ai été battu par ma mère, parce que mon père a été absent, parce que je n’ai pas été aimé. »

L’autre frère, lui, a réussi sa vie, il inspire des milliers de personnes, il cartonne dans son domaine. Et on lui pose la même question : « Comment as-tu fait pour en arriver là ? ». Et il répond : « J’en suis arrivé là parce que j’ai été battu par ma mère, parce que mon père a été absent et parce que je n’ai jamais été aimé. »

Cette histoire m’inspire vraiment, parce qu’elle montre bien que tout dépend de l’histoire que vous décidez de vous raconter par rapport à votre passé.

3 questions pour vous aider à écrire votre propre histoire

Pour vous aider à écrire votre propre histoire, je vais vous donner trois questions à vous poser. Ce sont trois questions vraiment puissantes. Elles vont clairement vous aider à prendre ce recul nécessaire pour réussir à vous détacher émotionnellement de ce que vous avez vécu. Un recul essentiel pour vous aider à vous (re)construire.

1 – Qu’ai-je appris de mon passé ?

Cette question est puissante car elle vous permet de mettre en lumière les leçons que vous avez pu retirer des plus grandes épreuves que vous avez vécues. En effet, je suis convaincu qu’il y a derrière chaque expérience de vie, positive ou négative, une leçon à apprendre.

Lorsque l’on prend conscience qu’il y a, dans tout ce que l’on vit, une véritable pépite, alors la vie prend un tout autre sens. Et ainsi se développe la résilience.

2 – En quoi mon passé m’a fait grandir ?

De manière générale, les gens ont l’habitude de se focaliser sur le négatif, sur la douleur, sur la difficulté. Il n’y a pas à se juger par rapport à cela, c’est tout à fait normal.

Mais cette question a un immense pouvoir parce qu’elle vous oblige à réfléchir d’une manière contre-intuitive. Personne n’a l’habitude de se dire : “En quoi ce traumatisme m’a rendu meilleur ?“. C’est une question qui, bien souvent, nous met dans l’inconfort. Pourtant, nous développons des qualités grâce aux mauvaises expériences. C’est le principe même de la résilience.

Pour ma part, travailler sur mon rapport à ma propre histoire m’a permis de développer une forte capacité de résilience. Ca m’a demandé du temps pour en avoir conscience, mais j’ai toujours eu cette capacité en moi. Je l’ai juste réveillée.

De même, j’ai longtemps eu peur d’exprimer ce que je voulais parce que, ce que j’ai perçu de l’éducation que j’ai reçue, c’est qu’il fallait que je ne donne pas mon avis, que je ne m’exprime pas. Je ne blâme pas mes parents pour cela puisque ce n’était certainement pas leur objectif. Et, comme je l’ai précisé, c’est moi qui ai perçu cela ainsi. N’importe qui à ma place aurait sûrement perçu cela différemment. Mais grâce à cela, j’ai développé d’autres capacité : l’écoute, l’empathie, le sens de l’humour…

Aussi, j’ai longtemps eu l’impression de ne pas être considéré, j’avais ce besoin immense d’être accepté. Grâce à ça, j’ai appris à cerner les gens, à adapter mon attitude, ma manière d’être, en fonction des groupes de personnes avec lesquels j’étais. J’ai appris à adopter leurs codes, leurs manières de parler, leurs réflexes, leurs principes…

Aujourd’hui, ces qualités sont devenues indispensables dans mon métier. Tout cela m’a permis de développer cette sensibilité qui me permet de proposer des coaching de qualité, et c’est pour ça que les gens viennent me voir.

3 – Comment mon passé peut être un cadeau pour le monde ?

En gros, derrière cette question, il faut se demander : “Comment je peux inspirer d’autres personnes autour de moi, qui vivent la même chose que moi ?

Pour ma part, lorsque j’ai commencé à travailler sur moi, je me suis rendu compte de la puissance de ce travail. Je me suis dit que tout le monde devait avoir le droit d’accéder à cette connaissance. Tout le monde devait avoir le droit d’être accompagné, de se relever, de transformer leur vie.

Alors j’ai décidé de devenir coach en développement personnel et d’aider des adoptés à prendre conscience de leur capacité de résilience, pour faire la paix avec leur passé et se construire une vie inspirante.

L’un de mes amis, Carlos, adopté de Colombie, a eu à coeur d’animer une web radio pour réunir des adoptés autour de cette si belle thématique. Julie, une adoptée d’Ethiopie, a eu envie d’écrire un livre pour inspirer d’autres adoptés à sensibiliser le grand public aux problématiques de l’adoption.

Bref, on a tous cette capacité d’inspirer autour de nous. Et, comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire, rien n’est plus puissant pour grandir à partir de notre passé, que d’inspirer autour de nous.

écrire sa propre histoire aujourd'hui
Et si vous décidiez d’écrire votre propre histoire dès aujourd’hui ?

En conclusion : quelle histoire je veux écrire à partir de mon passé ?

Ecrire pour exister… (2007)

Ces trois questions sont d’une puissance que vous n’imaginez pas. Vous n’en prendrez conscience que si vous suivez ce processus, et surtout si vous faites confiance en la méthode. Et elles vous amènent toutes à cette dernière question : “Quelles histoires je veux écrire à partir de mon passé ?“.

Si, en lisant cet article, vous sentez des résistances. Si vous sentez que ça vous titille quelque part, que ça vous met dans l’inconfort, c’est que j’ai touché au bon endroit. Peut-être veut il mieux que vous laissiez passer un peu de temps avant de revenir sur ces questions. Mais si vous sentez que votre passé vous hante, qu’il a des conséquences néfastes dans votre vie, alors je vous invite vraiment à vous pencher sur ces questions.

Invincible… (2014)

Pour ma part, ces questions m’ont aidé à écrire ma propre histoire. Une histoire qui me rend invincible par rapport à mon passé, et que je pourrai résumer en ces quelques mots :

Mon passé est un vrai cadeau. Je n’aurais jamais pu devenir la personne que je suis aujourd’hui si je n’avais pas vécu ce que j’ai vécu. Aujourd’hui, la souffrance m’a rendu meilleur, ma quête de sens m’a permis de donner un sens inestimable à la vie que je veux vivre. Et tout ce travail m’a appris à me connecter à mes valeurs les plus profondes. Aujourd’hui, mon passé est comme ce vent. Il est devenu une force que j’utilise à mon avantage pour avancer. Même avancer encore plus vite parce que j’aide et j’inspire des centaines de personnes autour de moi.

Et si, à la lecture de cet article ou de n’importe quel autre article sur ce blog, si à travers mes coachings ou mes formations, j’arrive à transformer la vie d’au moins une personne, alors j’aurai déjà fait plus que si j’avais décidé de me positionner en victime, de subir mon passé, et de me morfondre dans mes émotions négatives.

Et vous ? Quelle histoire positive et inspirante vous décidez de vous raconter par rapport à votre passé ? Vous pouvez écrire votre histoire dans les commentaires, je me ferai un plaisir de vous lire.

Faites connaître cet article:

Partager sur facebook
Facebook
Partager sur twitter
Twitter
Partager sur pinterest
Pinterest
Partager sur linkedin
LinkedIn

VOTRE GUIDE GRATUIT

DÉCOUVREZ LES 5 ÉTAPES QUI VOUS AIDERONT À COMPRENDRE VOTRE HISTOIRE, À FAIRE LA PAIX AVEC VOTRE PASSÉ, ET À VOUS CONSTRUIRE UNE VIE ÉPANOUISSANTE

 

On Key

Sur la même thématique :

3 réflexions sur “L’art d’écrire sa propre histoire”

  1. Magnifique article !
    J’aime beaucoup les titres que tu utilises, le garçon qui dompta le vent, ou Jumeaux me parlent beaucoup.
    Dans mon entourage d’enfant (plus de maintenant), j’ai connu une fatrie, un est devenu footballeur célèbre, bon pas Zidane ou Ronaldo, non plus, mais quand même et l’autre décédé dans des circonstances plutôt dramatiques, parce que chacun ressent les choses comme il les ressent, et décide de se prendre en main ou pas !
    Moi je suis en mode Légende Personnelle, donc je n’ai pas eu de titillement, chouette, mais parce que comme toi un travail a déjà était fait.
    “Tout le monde devait avoir le droit d’être accompagné, de se relever, de transformer leur vie” génial cette phrase.

  2. L’écriture a ce potentiel de nous extraire de nos vies et de prendre du recul. Soit pour apaiser le passé, soit pour soutenir les bons souvenirs. L’écriture nous rend plus fort en nous permettant de mettre des mots sur des maux…
    Dans mes accompagnements à la naissance, que l’accouchement ait été bien ressenti ou non, j’invite toujours les femmes (et les hommes) à écrire leur histoire, la manière dont ils ont vécu l’événement. Même plusieurs années après, quand une nouvelle grossesse s’annonce, c’est toujours un moment très fort et apaisant.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retour haut de page
Presque fini ! 50%

Reprenez votre vie en main dès maintenant !

Accédez gratuitement À VOTRE GUIDE GRATUIT / SPÉCIAL ADOPTION

... Et découvrez les 5 étapeset qui vous aideront à comprendre votre histoire, à faire la paix avec votre passé, et à vous construire une vie épanouissante...
en vous reconnectant, dès aujourd'hui, à vos valeurs les plus profondes !

Ebook en quête de sens adoption

LES 5 ÉTAPES QUI VOUS AIDERONT À FAIRE LA PAIX AVEC VOTRE PASSÉ, ET À VOUS CONSTRUIRE UNE VIE ÉPANOUISSANTE

- reprenez les commandes de votre vie -

%d blogueurs aiment cette page :